NOS AMIS DU CIEL


OCTOBRE  : Sainte Thérèse, Athlète de l'Amour !


Ne t’ai-je pas commandé : « Sois fort et courageux ! ? Ne crains pas, ne t’effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi partout où tu iras.  Josué 1,9.

La petite Thérèse de Lisieux a sans doute eu en mémoire ce passage plein d’espérance et de confiance du début du livre de Josué alors qu’elle « passait de ce monde à son Père ». Sa souffrance extrême est causée par la tuberculose qui la ronge profondément. Déjà un poumon est fichu et le second est sévèrement atteint. Le mal s’étend jusqu’aux intestins. Dans la souffrance la plus intense, Thérèse confie : «si le bon Dieu le veut bien, mon ciel se passera sur la terre jusqu’à la fin du monde. Oui je veux passer mon ciel à faire le bien sur la terre ».

 

Parler de Thérèse en commençant par la fin pourra vous paraître abrupt et choquant. Pourtant, cette jeune fille que l’âpreté de la vie n’a pas épargné dès le départ, et dont le parcours est unanimement loué par les croyants comme les athées, les pratiquants comme les non-pratiquants, cette jeune fille dis-je, a franchi avec succès les épreuves qui jalonnent le chemin des saints. L’épreuve semble inévitable sur le chemin de la sainteté. Non pas qu’il faille désirer souffrir. Oh non ! Notre Dieu ne prend pas plaisir à nous infliger des souffrances depuis son poste de commandement du ciel. Ses pensées ne sont pas nos pensées. Il est un Dieu amoureux de sa créature. Il nous propose un contrat d’amour. Il nous propose de nous plonger dans son océan de miséricorde infinie. 

Oui grâce infinie devant un tableau humain ensanglanté par le mal et le péché. Tableau ensanglanté qui a revêtu le Christ et qui devient immaculé par le sang de l’Agneau, le sang du Jésus, Le sacrifice de l’enfant Jésus.  Ce sacrifice nous rappelle au loin, Moïse, jeté et sauvé des eaux ; Joseph vendu par ses frères… 

Plus près de nous, dans l’histoire et même dans la légende ouest africaine de la reine Abla Pokou et son enfant sacrifié pour que soit sauvé le royaume Akan. Plusieurs récits qui présentent toujours le tableau de l’innocent, de l’enfant qui est donné pour éviter le péril, pour racheter, pour libérer un peuple. 

 

Sainte Thérèse de l’enfant Jésus était aussi une jeune fille qui, du haut de ses 15 ans à peine, voulut se faire religieuse. Elle ira jusqu’à Rome et demandera au Pape l’autorisation d’entrer au Carmel. Quelle audace ! Quelle persévérance ! 

La petite orpheline de Lisieux nous montre la voie. Une voie faite d’amour et de confiance. C’est une voie simple pour tous, une voie qui ne demande pas d’artifices, de fausse humilité, de grandes actions extravagantes, de belles paroles creuses ou compliquées, ou des défilés de beaux vêtements. Cette voie, « sans transports » qu’elle nous propose est faite de petits riens, de petites offrandes quotidiennes à Dieu, de renoncements et par-dessus tout, de services rendus gratuitement à la communauté, à l’entourage, à la famille, de la transmission aux autres de la joie évangélique que l’on expérimente à l’intérieur de soi. 

« La joie réside au plus intime de l’âme ; on peut aussi bien la posséder dans une obscure prison que dans un palais ». 

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SEPTEMBRE : un Festival de Sainteté pour une rentrée remplie de Dieu !


En Septembre, l’Église a choisi de célébrer en fin de mois les Archanges Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël. Quelques jours plus tard, au début du mois d’Octobre, mois du Rosaire, nous célébrerons les Saints Anges Gardiens.

Ce mois est aussi riche de la mémoire de nombreux Saints ! Et pas des moindres… : Saint Grégoire le Grand ; Saint Corneille, Saint Pio de Pietrelcina… Nous célébrons aussi la Nativité de la Vierge Marie, Notre Dame des Douleurs et La Croix Glorieuse. 

Ce mois est donc riche et rempli de sainteté. L’Église semble nous inviter à la sainteté à travers les portraits de ceux que nous célébrons. 

C’est aussi un appel à nous intéresser d’un peu plus près à la vie de ces femmes et de ces hommes qui nous ont précédé dans le Royaume d’éternité. Comme le Christ, ils ont vécu sur la terre, avec les mêmes défis, les mêmes combats contre le péché et l’emprise du mal. Ne nous serait-il donc pas naturel de recourir à eux, à leur merveilleuse intercession ? OUI. N’hésitons pas. Ils nous attendent et sont pourvoyeurs de grandes intercessions car ils savent combien le péché et l’attachement aux joies de ce monde sont un frein à notre élévation. 

Qu’est-ce qu’un Saint ? Un grand pécheur qui s’est progressivement abandonné à la miséricorde de Dieu en tournant le dos à l’esprit du monde. 

Nous sommes, pour encore un peu de temps, ici-bas. Mais notre cité se trouve dans les cieux. Le Seigneur nous y donne rendez-vous. Et il nous envoie ses messagers, les Anges et les Archanges. Ne les oublions pas dans nos prières, ne les mettons pas de côté. Ils sont là pour veiller sur nous et aussi pour nous transmettre des messages de la part de Dieu. Ils nous défendent dans les combats (Saint Michel), nous transmettent des messages (Saint Gabriel), nous guérissent de nos maladies (Saint Raphaël).

Marie, notre mère, s’est rendue attentive, comme Joseph, à la Parole que l’Ange lui a adressé de la part de Dieu. Dans son cœur, pas d’incrédulité, pas de cartésianisme. Juste une disponibilité aux multiples canaux employés par la grâce. Regardons Marie, et faisons comme elle.


AOUT : Saint Maximilien-Marie Kolbe


Prêtre et martyr , Fondateur de la :    « Mission de l'Immaculée »

 

"Maximilien Kolbe (de son prénom de baptême: Rajmund) naît le 8 janvier 1894 à Zduńska Wola, pas très loin de Lodz, en Pologne. Il était le fils de Jules et Marie Dąbrowska.

Adolescent, il se sentit fasciné par l'idéal de saint François d'Assise et entra au petit séminaire des Franciscains conventuels (dits Cordeliers) de Léopoli.

Après le noviciat, il fut envoyé à Rome, au Collège International de l'ordre, pour y faire ses études ecclésiastiques. En 1915, il fut diplômé en philosophie puis, en 1919, en théologie.

Alors que l'Europe est déchirée par la Première Guerre Mondiale, Maximilien songe à une grande œuvre au service de l'Immaculée pour l'avènement du Royaume du Christ.

Le soir du 16 octobre 1917, il fonde avec quelques compagnons la « Mission de l'Immaculée », qui a pour but la conversion et la sanctification de tous les hommes par l'offrande inconditionnelle à la Vierge Marie.

Il est ordonné prêtre en 1918 et, en 1919, une fois ses études ecclésiastiques terminées, il rentre en Pologne pour commencer à Cracovie un travail d'organisation et d'animation du mouvement de la « Mission de l'Immaculée ».

Comme moyen de liaison entre les adhérents du mouvement, il fonde la revue « Le Chevalier de l'Immaculée ». Cette revue est toujours publiée de nos jours en Pologne.

En 1927, encouragé par la progression importante du nombre de collaborateurs consacrés et de membres de la M.I., il transfère le centre d'édition à Niepokalanów, ou « Cité de l'Immaculée », près de Varsovie, qui accueillera plus de 700 religieux. Ceux-ci se consacreront à évangéliser le monde grâce à l’utilisation des moyens de communication sociale.

En 1930, il part avec quatre autres frères pour le Japon, où il fonde « Mugenzai No Sono », ou « Jardin de l'Immaculée », dans la banlieue de Nagasaki et y imprime une revue mariale. Cette « cité » restera intacte après l'explosion, en 1945, de la bombe atomique sur Nagasaki.

En 1936, il rentre en Pologne, appelé par la croissance de la communauté religieuse et l'expansion de l'activité éditoriale : onze publications, parmi lesquelles un quotidien de grande audience dans les classes populaires : il tire à 228.560 exemplaires, et le « Le Chevalier de l'Immaculée » à un million d'exemplaires.

Le 1er septembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale éclate. Niepokalanów est bombardée et saccagée. Les religieux doivent l’abandonner. Les bâtiments sont utilisés comme lieu de premier accueil pour les réfugiés et les militaires.

Le 17 février 1941, le Père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie. Le 28 mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigna le numéro 16670.

Fin juillet, un prisonnier s'échappa. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le «souterrain de la mort ».

À la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s'offre pour remplacer l'un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un saint.

Le 14 août 1941, le Père Kolbequitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent."

 

 Fête : 14 Août 


MAI : Sainte Rita


SAINTE RITA

(mai 1381 -  22 mai 1457)

Réligieuse Augustine, de nationalité Italienne, sœur Rita de Cascia de son vrai nom Marguerite Manchini est Béatifiée en 1628 par le pape Urbain VIII puis canonisée le 24 mai 1900 par le pape Léon XIII.

Sainte Rita est invoquée

pour les causes désespérées, impossibles; pour les situations difficiles, femmes mal mariées, malheurs, souffrances et détresses.

 

Fête :  22 mai.



AVRIL : Saint François de Paule


Saint François de Paule

(27 mars 1416  -  2 avril 1507) 

 

Religieux Italien ermite,  fondateur de l'ordre des Minimes. canonisé par Léon X en 1519.

Il voulait se faire appeler le plus petit, le Minime, parmi les enfants de Jésus-Christ.

 

Fête : 2 avril.



MARS : Saint Joseph, Père adoptif de Jésus


 "Joseph fut l'homme juste, que Dieu donna comme époux à la Vierge Marie, la Mère de Dieu. Il fut le serviteur fidèle et prudent, à qui Dieu confia la Sainte Famille. Saint Joseph veilla comme un père sur le Fils Unique de Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ, conçu par la puissance du Saint-Esprit.

Selon le Plan divin, le Messie devait naître d'une Vierge. Mais, le Verbe fait chair et sa jeune mère, avaient besoin d'un protecteur qui tiendrait la place d'un père terrestre, d'un gardien fidèle et dévoué qui les entourerait de son affection, et dont le travail les ferait vivre. Joseph devait donner au Seigneur son état civil, son insertion dans la société.

Joseph était de la descendance de David. Mais, tout en ayant cette ascendance royale, il vivait dans des conditions très modestes. Il  était un homme simple, pauvre, silencieux, humble et doux, patient et fort, plein de bonté, de piété, de fidélité à la Volonté de Dieu. 

 

Se soumettant à la Volonté divine. Marie devint l'épouse virginale de Joseph. Leur union très pure de deux virginités, destinées à se protéger l'une l'autre, et dont la fidélité avait justement pour but de garder entre eux cette chasteté qui les unissait. 

Dieu a confié à Joseph, non seulement ce qu'il a de plus précieux dans tout l'univers, mais ce qui dépasse le prix de tous les univers possibles : Jésus, son Fils, et Marie, sa Mère. Comme le patriarche Joseph avait eu autrefois entre les mains, tous les grains de l'Egypte, ainsi à l'aube des temps nouveaux. Dieu a confié à Joseph la garde des mystères du Salut.

 

Joseph est l'homme de la Volonté de Dieu. La foi et l'obéissance sont des vertus qui brillent dans l'âme de Joseph, comme dans celle de Marie, d'un très vif éclat.

 

 Saint Joseph se laisse conduire comme un enfant par Dieu, sans murmure. Joseph est l'homme juste et généreux, prêt à tous les sacrifices, abandonnant sur l'heure les conseils de la prudence humaine, pour obéir promptement aux ordres de Dieu. Pour Joseph, le service de Dieu prime et domine tout. Il assujettit toute sa vie au bon plaisir divin.

 

Joseph est l'homme du devoir d'état. Il a accompli fidèlement, avec beaucoup d'amour, son humble devoir de chaque jour. Ses actions ordinaires étaient valorisées par un grand amour de Dieu et du prochain. Il est vrai que, dans le contact quotidien avec le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie, son amour ne pouvait manquer de s'élever à la plus haute perfection.

 

Joseph est pour nous un protecteur de choix. Modèle de la vie intérieure, saint Joseph, au dire de Sainte Thérèse d'Avila, favorise singulièrement le progrès spirituel des âmes qui se recommandent à lui "

 

Fête : 19 Mars


FEVRIER : Sainte Agathe de Catane


 

"Sainte Agathe est la sainte protectrice des nourrices.

Agathe dont le nom en grec agathê signifie bonne, est née en Sicile à Catane, au pied du volcan de l’Etna. Elle décide de rester vierge et de consacrer sa vie au Christ.

Lorsque le préfet romain Quintianus, ayant entendu parler de sa grande beauté, la demande en mariage, elle refuse énergiquement.

Elle est alors mise en prison, où elle subit un cruel supplice : attachée à une colonne, la tête en bas, un bourreau lui arrache les seins avec une tenaille.

La nuit suivante, saint Pierre la visite dans son cachot et la guérit de ses blessures.

Reconduite au tribunal, puis trainée dans des charbons ardents, elle expire le 5 février 251 en poussant un grand cri pour remercier Dieu."

 

Fête : 5 Février